lundi 12 décembre 2016

Qu'est-ce qu'on attend ?

La plupart des majestueux paysages du monde disparaissent. La Grande Barrière de Corail a été jugée irrécupérable et la forêt tropicale en Amazonie est également détruite à un rythme plus qu'alarmant. L'écosystème de Leuser en Indonésie, est un remarquable paysage qui bientôt lui aussi sera condamné aux pages de l'histoire en raison de notre demande d'huile de palme. Mais nous ne perdons pas seulement un beau paysage; la forêt tropicale de Leuser est la capitale mondiale de l'orang-outan, et quand les forêts sont détruites, les orang-outans perdent leur maison. C'est comme Alep se faisant bombarder, anéantir, raser causant la mort de milliers de victimes enfants... Plus rien n'existe après le passage de cette dite "civilisation moderne", utilisant toujours la haute-technologie à des fins de destructions massives pour toujours tirer profit et toutes sortes d'intérêts. 

En voici le tristement célèbre exemple de l'huile de palme qui est devenu une industrie d'un milliard de dollars et a comme lieu d'affaires le cœur de la forêt tropicale de Leuser. On estime que 300 terrains de football sont abattus chaque heure pour faire place aux plantations d'huile de palme. Cette déforestation détruit l'habitat et les habitats des orangs-outans. Après leur éviction forcée, les orangs-outans tombent sur les champs de palmiers à la recherche d'un sanctuaire, mais ce qu'ils trouvent est l'inverse. Les agriculteurs d'huile de palme piègent les orangs-outans afin qu'ils puissent être vendus illégalement comme animaux de compagnie - ou les grands-singes sont immédiatement tirés à vue.

Au cours des 10 dernières années, la population d'orangs-outans a diminué de 50%. Il y a un siècle, ces forêts abritaient 230 000 orangs-outans. Aujourd'hui, leur nombre a diminué pour atteindre un peu plus de 50 000 individus. Ces primates ne font pas leurs valises en se rendant dans d'autres forêts autour du globe - leur habitat est détruit et ils meurent par milliers. C'est tout.

Photo : Paul Hilton

Nous savons - cette photo est difficile. Mais ce n'est qu'une des victimes qui ont été la proie des pratiques vicieuses des plantations d'huile de palme. Chaque année, la forêt indonésienne brûle, victime d’un défrichage sauvage pour faire place nette aux cultures, notamment de palmier à huile. Les feux de l’an dernier ont été particulièrement dévastateurs, leurs fumées toxiques causant la mort de près de 100.000 personnes, selon une étude états-unienne. Nous pouvons aider en partageant cette image et cet article avec nos amis et notre famille pour les impliquer dans la lutte. Nous devrions également être vigilants quand nous sommes dans le supermarché. L'huile de palme est dans une quantité inquiétante de produits sur les étagères de la cuisine. Par ailleurs près de la moitié de l'huile de palme consommée en Europe se trouve... dans le diesel. Notre mode de déplacement est aussi à remettre en question et de manière plus large notre mode de vie et de philosophie. Sommes-nous obliger de vivre de l'exploitation mortelle de nos congénères humains et animales (et indirectement de notre propre survie)? 

A la question : "Que pouvons-nous faire concrètement pour arrêter cela?" Nous vous invitons à la poser à un enfant de 7 ans. Il vous répondra : " Et bien, il faut stopper les producteurs d'huile de palme, tout simplement ". Voilà, la solution réaliste et logique est de prendre le problème à la base, à la racine. C'est-à-dire stopper physiquement les producteurs d'huile de palme. Stopper physiquement ces multinationales s'enrichissant toujours un peu plus sur la santé des êtres vivants de la planète et de la nôtre qui va de paire. Alors, qu'est-ce qu'on attend ? 

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